Archives par étiquette : Lyon antique

L’aqueduc de la Brévenne : le rampant des Massues

70 km pour alimenter en eau Lugdunum

L’aqueduc de la Brévenne est un des quatre aqueduc lyonnais. Celui-ci avait une longueur considérable de 70 km : il se place ainsi au dixième rang des aqueducs du monde antique. Il comptait deux lignes d’arches, à Lentilly sur 650 mètres et à Lyon sur 1900 mètres, aujourd’hui intégralement disparues, et un grand siphon dont ne subsistent que deux ruines apparentes. Le reste du canal est enterré et encore présent en de nombreux endroits, et il peut encore se rencontrer à l’occasion de travaux de creusement.

L’aqueduc prenait sa source à 600 mètres d’altitude sur la commune d’Aveize pour desservir Lugdunum à une altitude de 283 mètres aujourd’hui à Lyon dans le secteur des Minimes.

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Promenades géologiques à Lyon

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Pierre dorée – Musée Gadagne.

Chaque bâtiment a une histoire à raconter, par l’intermédiaire de ses matériaux de construction. Deux petits guides dans la collection des « balades géologiques » publiés par les Editions Biotope vous proposent de découvrir le Vieux Lyon et le quartier de Fourvière, à travers deux parcours pédestres, faciles et incontournables. L’observation des matériaux de construction de la ville historique permet ainsi de mieux la comprendre. Continuer la lecture

Saint-Just : la Grotte Bérelle

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Source : Claude Devigne

La « grotte Bérelle » est une citerne souterraine gallo-romaine située sous l’esplanade du lycée Saint-Just dans le 5ème arrondissement de Lyon. Ses dimensions sont de 16 m x 15 m x 3,6 m de hauteur, ce qui représente une contenance de 440 m3. Classé monument historique en 1862, et bien que conservé dans un excellent état, cet édifice ne se visite pas. Continuer la lecture

Tracé de l’aqueduc du Gier

L’Ap1000107queduc du Gier en bref

L’aqueduc du Gier est l’aqueduc le plus long et le plus imposant des 4 aqueducs qui desservaient en eau Lugdunum. Parmi ses particularités, les parties apparentes de l’ouvrage possèdent un bel appareil réticulé, encore visible. D’un niveau technique exceptionnel, il compte plus de quarante ponts et files d’arches (la moitié dans le Rhône), onze tunnels et, unique en cela, quatre siphons. Continuer la lecture

Place Eugène Wernert : les mausolées

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Place Eugène Wernert

En 1885, les travaux d’aménagement de la ligne de chemin de fer de Vaugneray à Lyon ont livré plusieurs mausolées du Ier siècle ap. J.-C. Ces mausolées bordaient la voie d’Aquitaine, à la sortie de la ville, à proximité du carrefour de Trion. Les cinq mausolées les plus intéressants furent alors démontés pierre à pierre et reconstitués place Eugène-Wernert, de manière à les conserver.

Cette pratique funéraire n’était pas commune à toutes les catégories sociales : elle était le privilège des personnages importants. Il fallait en effet que les descendants ou les ayants-droit puissent assurer les frais de construction du monument. Continuer la lecture

Les remparts de Lyon

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Enceintes présumées – Reynaud 1998

La cité de Lugdunum fut fondée sur la colline qui prendra le nom de Fourvière. Ses quartiers ont occupé tout l’espace de cette colline en s’étendant jusqu’à Saint Just, Loyasse et La Sarra. Dès l’Antiquité, une enceinte aurait protégé toute cette surface, même si son existence n’est pas tout à fait avérée ; l’archéologie n’ayant – à ce jour – rien révélé de déterminant. Cependant, il semble réaliste que le privilège d’avoir une enceinte ait été octroyé à Lyon, de par son statut de colonie romaine, à l’instar de Nîmes, par exemple. De même, certains indices textuels laissent supposer l’existence d’une muraille protectrice : par exemple Grégoire de Tours, en parlant de l’église Saint-Irénée, la situe « à proximité extérieure des murs« . Continuer la lecture

Pierre-Scize

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Lallemand, Jean Baptiste (1716 ?-1803 ?). Vue de l’entrée de Lyon. BNF.

Le site de Pierre-Scize est unique à Lyon. A cet endroit, la Saône s’est frayée un passage étroit entre les collines de Fourvière et de la Croix-Rousse. Les roches granitiques affleurent verticalement sur les deux berges en formant deux falaises abruptes.
Dès l’époque romaine, ce site qui verrouille l’entrée nord de la ville représente un axe de communication stratégique. Aussi, la légende dit le passage aurait été élargi par Agrippa de manière à assurer la viabilité de la voie, notamment par rapport aux crues régulières de la Saône. L’affleurement des roches sert également de carrière. La configuration du lieu se retrouve dans son toponyme : Pierre Scize = pierre coupée. Continuer la lecture

L’autel du sanctuaire fédéral

auteldelyonauguste_cngDans sa « Géographie » (IV,3,2), Strabon évoque ce sanctuaire gallo-romain, unique par son rôle et par sa taille : « Le sanctuaire dédié en commun par tous les Gaulois à César Auguste est bâti en face de la ville, au confluent des deux fleuves ; il y a un autel remarquable, portant l’inscription des peuples, au nombre de soixante, les statues de chacun d’eux, ainsi qu’un grand bois sacré. » Continuer la lecture

L’amphithéatre des trois Gaules

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Vue aérienne

Les amphithéâtres apparaissent dans l’empire romain au Ier siècle av. J.-C. D’abord en bois, rapidement supplanté par la pierre, ce type de bâtiment se répand très vite dans tout l’empire. On y représentait des combats de gladiateurs, des chasses, ou même, parfois, des combats navals. Le plus célèbre reste le Colisée de Rome, construit par Vespasien. En France, les arènes de Nimes, ou encore l’amphithéâtre de l’Arles antique figurent parmi les mieux conservés. Continuer la lecture

Saint-Rambert : la tombe d’un vétéran romain devenue fontaine

veteran_steleA la mémoire éternelle de Marcus Paulinus Saturninus…

Au détour de la Grande rue de Saint-Rambert, tout juste à côté de l’Ile Barbe, nous pouvons découvrir le tombeau d’un légionnaire romain, dont l’usage a bien été modifié, puisqu’il est devenu le bassin d’une fontaine ! Continuer la lecture