Vieux-Lyon : la manécanterie

manec04Un drôle de nom pour un petit bâtiment

La manécanterie, dans son état actuel, remonterait du XIème siècle. Elle a été une partie intégrante d’un ensemble de bâtisses qui formait le « petit-cloitre« , situées sur flanc sud de la cathédrale Saint-Jean, et qui étaient la résidence des chanoines-comtes du chapitre de Saint-Jean. Primitivement, la manécanterie en aurait été le dortoir ou le réfectoire. Elle abrite ensuite l’école de chant des clercs, qui lui donne son nom. Continuer la lecture

L’église Saint-Just

L’édifice roman disparu, simplicité et sobriété

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Plan et reconstitution du profil.D’après Reynaud.

Dès l’époque carolingienne, un chapitre de chanoines est établi à proximité de l’église située initialement 13 rue des Macchabées, et prend une influence grandissante dans la vie de la cité.

Cet édifice disparu est reconstruit aux XIIè-XIIIème siècles. Il figure sur le plan scénographique de 1550 qui donne une idée de sa configuration. De taille imposante, il comporte deux clochers en façade et un transept débordant. Les restes des fondations révèlent que le projet a modifié en cours de route. Initialement prévue avec des chapelles rayonnantes et un déambulatoire, la solution finalement retenue fût beaucoup plus sobre, avec un certain caractère conservateur. Continuer la lecture

Saint-Laurent de Choulans

saint-laurent-de-choulansSaint-Laurent de Choulans est une ancienne basilique cimétériale de l’époque mérovingienne, située au pied de l’entrée du tunnel de Fourvière. Les restes du bâtiment ont été découverts lors de plusieurs campagnes de fouilles en 1947, 1976 puis 1984. L’église était entourée d’une nécropole, datant au plus de la même période. Continuer la lecture

L’église Saint Irénée

p1000311Un édifice ancien et discret

L’église Saint-Irénée est un édifice discret et de petite taille, situé à l’écart du centre-ville. C’est pourtant un des rares monuments lyonnais du haut Moyen-Age conservé partiellement en élévation.

Cette église est maintes fois citée dans les textes anciens : elle aurait abrité les corps de plusieurs martyrs : Epipode et d’Alexandre (martyrs de 178 ap.J.-C.), ainsi que les reliques du deuxième évêque de Lyon : Irénée. Continuer la lecture

Les Templiers à Lyon

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Théâtre des Célestins

La présence des Templiers à Lyon est attestée au XIIIème siècle grâce à leur mention dans une transaction de 1208 entre les citoyens de Lyon, l’archevêque et le Chapitre métropolitain. On ignore cependant depuis combien de temps ces derniers sont installés à cette date.

Les Templiers possédaient un terrain composé de plusieurs bâtiments ainsi qu’un vaste jardin, situés au niveau de l’actuel théâtre des Célestins, dans le 2ème arrondissement, côté Saône. Continuer la lecture

L’hôtel de Villeroy

L’hôtel particulier

villeroy04Les hôtels particuliers se répandent à Lyon à partir du XVIIème siècle. Les exemples les plus remarquables, à vaste cour d’honneur et jardins, datent cependant du XVIIIème siècle. Il est vrai néanmoins que ce modèle de demeure urbaine, typiquement parisien, ne s’est guère implanté à Lyon, le parcellaire urbain de Lyon étant en effet particulièrement contraint à l’époque. Continuer la lecture

Le Grenier d’Abondance

dracUne longue façade classique, quai Saint-Vincent

Situé au nord-ouest de la ville de Lyon, sur la rive gauche de la Saône, le Grenier d’abondance a été construit entre 1722 et 1728 par l’architecte Claude Bertaud de la Vaure, voyer de la ville, pour conserver le blé nécessaire à l’alimentation annuelle des quelque cent vingt mille Lyonnais de l’époque ; en théorie, sa capacité totale dépassait seize mille tonnes. Continuer la lecture

Le Jardin des Plantes

L’ancêtre du Jardin Botanique du Parc de la Tête d’Or

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Source : collection Musée Gadagne

Sur les pentes du 1er arrondissement, au dessus de la Place Sathonay, subsiste un jardin public qui fut à partir de 1796 le jardin botanique de Lyon, bien avant la création du Parc de la Tête d’Or.

Appelé alors « Jardin des Plantes« , il occupait l’emplacement du jardin clos de l’abbaye Royale de la Déserte des Bénédictines, lui même établi sur les ruines de l’amphithéâtre romain, que l’on dégagera par la suite, et qui figurait sur de nombreux plans anciens ! Continuer la lecture

L’hôtel de Lacroix-Laval

hotel_lacroix_lavalSitué au 30 rue de la Charité, il fut bâti entre 1739 et 1754, sur les plans de Jacques-Germain Soufflot, pour Jean Boussin II de la Croix, seigneur de Laval. Parmi ses constructions les plus fameuses, on doit à Soufflot l’Hôtel-Dieu de Lyon ou le Panthéon à Paris (église Sainte Geneviève). Continuer la lecture