Archives de catégorie : Lyon

La rosace du couchant

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La rosace de l’Agneau.

La rosace du couchant, plus couramment appelée rosace de l’Agneau, mérite un arrêt sur image. Située au-dessus du grand portail, à plus de trente mètres de haut, elle occupe, avec ses douze mètres de diamètre, une place si importante qu’elle touche l’ogive dans sa partie supérieure. Continuer la lecture

Les remparts de Lyon

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Enceintes présumées – Reynaud 1998

La cité de Lugdunum fut fondée sur la colline qui prendra le nom de Fourvière. Ses quartiers ont occupé tout l’espace de cette colline en s’étendant jusqu’à Saint Just, Loyasse et La Sarra. Dès l’Antiquité, une enceinte aurait protégé toute cette surface, même si son existence n’est pas tout à fait avérée ; l’archéologie n’ayant – à ce jour – rien révélé de déterminant. Cependant, il semble réaliste que le privilège d’avoir une enceinte ait été octroyé à Lyon, de par son statut de colonie romaine, à l’instar de Nîmes, par exemple. De même, certains indices textuels laissent supposer l’existence d’une muraille protectrice : par exemple Grégoire de Tours, en parlant de l’église Saint-Irénée, la situe « à proximité extérieure des murs« . Continuer la lecture

Pierre-Scize

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Lallemand, Jean Baptiste (1716 ?-1803 ?). Vue de l’entrée de Lyon. BNF.

Le site de Pierre-Scize est unique à Lyon. A cet endroit, la Saône s’est frayée un passage étroit entre les collines de Fourvière et de la Croix-Rousse. Les roches granitiques affleurent verticalement sur les deux berges en formant deux falaises abruptes.
Dès l’époque romaine, ce site qui verrouille l’entrée nord de la ville représente un axe de communication stratégique. Aussi, la légende dit le passage aurait été élargi par Agrippa de manière à assurer la viabilité de la voie, notamment par rapport aux crues régulières de la Saône. L’affleurement des roches sert également de carrière. La configuration du lieu se retrouve dans son toponyme : Pierre Scize = pierre coupée. Continuer la lecture

L’autel du sanctuaire fédéral

auteldelyonauguste_cngDans sa « Géographie » (IV,3,2), Strabon évoque ce sanctuaire gallo-romain, unique par son rôle et par sa taille : « Le sanctuaire dédié en commun par tous les Gaulois à César Auguste est bâti en face de la ville, au confluent des deux fleuves ; il y a un autel remarquable, portant l’inscription des peuples, au nombre de soixante, les statues de chacun d’eux, ainsi qu’un grand bois sacré. » Continuer la lecture

L’amphithéatre des trois Gaules

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Vue aérienne

Les amphithéâtres apparaissent dans l’empire romain au Ier siècle av. J.-C. D’abord en bois, rapidement supplanté par la pierre, ce type de bâtiment se répand très vite dans tout l’empire. On y représentait des combats de gladiateurs, des chasses, ou même, parfois, des combats navals. Le plus célèbre reste le Colisée de Rome, construit par Vespasien. En France, les arènes de Nimes, ou encore l’amphithéâtre de l’Arles antique figurent parmi les mieux conservés. Continuer la lecture

Cathédrale Saint-Jean : le parc archéologique

p1000892Pour comprendre la genèse de la cathédrale Saint-Jean et des bâtiments qui l’entouraient, une visite du parc archéologique s’impose ! En effet, des fouilles menées de 1973 à 1977 sous la direction de J-F. Reynaud ont fait apparaître un groupe épiscopal comprenant trois édifices religieux distincts. Leur construction remonte, au moins en partie, au IVème siècle ap. J.-C. : la cathédrale Saint-Jean primitive au sud, située en lieu et place de la cathédrale actuelle, avec une emprise toutefois moins importante, le baptistère qui deviendra l’église Saint-Etienne au centre, et l’Eglise Sainte-Croix au nord. Le parc archéologique situé sur le côté nord de la cathédrale Saint-Jean présente les restes de ces deux derniers édifices. Continuer la lecture

Le parc archéologique Saint-Just

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La collégiale avant sa destruction, autour de 1550.

Cet espace vert lyonnais est situé au n°13 rue des Macchabées, dans le 5ème arrondissement de Lyon. Il représente une étendue assez importante de vestiges archéologiques, néanmoins pas toujours évident à déchiffrer, compte-tenu de l’importante continuité historique et religieuse du site. A cet emplacement, se situait pourtant la puissante église collégiale Saint-Just, entourée de bâtiments religieux. L’ensemble était clos et protégés d’une fortification propre, le cloitre Saint-Just. Continuer la lecture

Le Fort Saint-Jean, citadelle de pierre en bord de Saône

fortjean010Au XIIIème siècle, les remparts de Lyon suivaient l’axe de la place des Terreaux actuelle et limitaient la ville au nord, par des fossés creusés (voir article correspondant). Ces remparts médiévaux se révéleront vite obsolètes, et dans un contexte de guerres fréquentes, la Ville de Lyon ne cessera de vouloir moderniser ses moyens de défense, avec une efficacité et une rapidité de mise en oeuvre toutes relatives… Continuer la lecture

Vieux-Lyon : la manécanterie

manec04Un drôle de nom pour un petit bâtiment

La manécanterie, dans son état actuel, remonterait du XIème siècle. Elle a été une partie intégrante d’un ensemble de bâtisses qui formait le « petit-cloitre« , situées sur flanc sud de la cathédrale Saint-Jean, et qui étaient la résidence des chanoines-comtes du chapitre de Saint-Jean. Primitivement, la manécanterie en aurait été le dortoir ou le réfectoire. Elle abrite ensuite l’école de chant des clercs, qui lui donne son nom. Continuer la lecture

L’église Saint-Just

L’édifice roman disparu, simplicité et sobriété

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Plan et reconstitution du profil.D’après Reynaud.

Dès l’époque carolingienne, un chapitre de chanoines est établi à proximité de l’église située initialement 13 rue des Macchabées, et prend une influence grandissante dans la vie de la cité.

Cet édifice disparu est reconstruit aux XIIè-XIIIème siècles. Il figure sur le plan scénographique de 1550 qui donne une idée de sa configuration. De taille imposante, il comporte deux clochers en façade et un transept débordant. Les restes des fondations révèlent que le projet a modifié en cours de route. Initialement prévue avec des chapelles rayonnantes et un déambulatoire, la solution finalement retenue fût beaucoup plus sobre, avec un certain caractère conservateur. Continuer la lecture