Archives de catégorie : Général

Les enquêtes lyonnaises de Sherlock Holmes et Edmond Luciole.

L’affaire des colonels.

J’ai récemment eu l’occasion de lire ce roman policier historique écrit par Eric Larrey (365 pages, paru en 2019).

Eric Larrey nous propose un efficace roman policier aux accents d’espionnage à mi-chemin entre les livres de Ken Follett ou de Steve Berry. L’action prend forme dans le cadre historique du Lyon des années 1870. A la suite de plusieurs morts suspectes d’officiers haut-gradés de la place militaire Lyonnaise, deux jeunes enquêteurs, Edmond Luciole et son jeune cousin britannique Sherlock Holmes (alors en villégiature lyonnaise) mènent l’enquête.

Au fil d’une trentaine de chapitres et de multiples rebondissements, le lecteur parcourt le Lyon de la fin du 19ème siècle, aux bouleversements urbanistiques récents, qu’Eric Larrey a bien su appréhender.

L’auteur inscrit en effet ce roman dans un cadre historique documenté qui apporte un fort réalisme à cette intrigue. Il pousse le raffinement jusqu’à la peupler de personnages secondaires ayant effectivement composé la société lyonnaise de l’époque. Le livre est ainsi ponctué de notes permettant d’authentifier ce cadre d’action sans pour autant alourdir le récit, judicieux choix de composition.

La fin du roman reste relativement ouverte, laissant présager une suite possible ou une nouvelle intrigue à venir. Le tome 2, l’Affaire du huitième coffret, vient en effet de paraître… Avis aux amateurs !

Léonard de Vinci à Lyon : le lion automate

Ce bref article se propose de revenir sur un épisode peu développé des voyages de Léonard de Vinci : son passage supposé à Lyon, ainsi que sur une de ses inventions aujourd’hui perdue : le lion automate.
Il y a pratiquement cinq siècles, en 1515, Léonard de Vinci avait mis au point un lion mécanique extraordinaire pour amuser et impressionner le roi de France, François Ier. Cette invention s’apparentant selon toute vraisemblance à un robot ne nous est malheureusement pas parvenue. Cet automate avait été pensé dans le contexte des fêtes de cours de la Renaissance : un élément de spectacle original, raffiné et coûteux.

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L’aqueduc romain du Gier : Mémoire d’eau

Mémoire d’eau, l’aqueduc romain du Gier est un livre paru fin 2017 traitant du plus important des quatre aqueducs romain lyonnais : l’aqueduc du Gier. L’éditeur résume parfaitement le contexte de la réalisation de cet ouvrage cartonné dans lequel figurent de nombreuses photos de belles dimensions.

À l’époque romaine, quatre grands aqueducs alimentaient la ville de Lyon. De nos jours, le plus monumental d’entre eux, l’aqueduc du Gier, impressionne encore le visiteur par les ouvrages qui jalonnent les 86 km de son parcours. Philippe Schuller, photographe sensible aux traces du passé, a longuement parcouru ces vestiges. Au fil des saisons, les éclairages et les ambiances qu’il compose reflètent la diversité des sentiments qu’inspirent ces ruines dans leur environnement d’aujourd’hui. Une invitation à découvrir sur le terrain ce patrimoine exceptionnel.

Editions Snoeck (4ème de couverture)
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Les pentes de la Croix-Rousse

Quelques photos prises lors d’une balade urbaine sur les pentes de la Croix-Rousse en compagnie de Lyon City Trek. Notre guide a choisi un joli itinéraire de visite dans les parcs et jardins historiques de cet arrondissement. Cela s’est traduit par une belle visite des pentes de la Croix-Rousse, parmi les nombreux itinéraires possibles… Le tout fut agrémenté de points de vue parmi les plus beaux de Lyon et l’évocation des multiples formes de la nature en ville.

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Le Franc Lyonnais, petit et grand patrimoine en Val-de-Saône

Le Val de Saône à redécouvrir sous l’angle du patrimoine

Deux ensembles correspondent au Franc Lyonnais historique : un groupe homogène de communes situées  pour parties dans la Métropole lyonnaise  (Neuville-sur-Saône, Genay, Fleurieu-sur-Saône, Rochetaillée-sur-Saône, Cailloux-sur-Fontaines, Fontaines-Saint-Martin, Fontaines-sur-Saône, Caluire-et-Cuire, la Croix-Rousse  – intégrée à Lyon en 1852 –) et pour partie dans l’Ain (Saint-Jean-de-Thurigneux et Civrieux) : et un deuxième groupe de trois communes situées elles aussi dans l’Ain mais plus au nord : Saint-Bernard, Jassans-Riottier et Saint-Didier-de-Formans.

L’origine particulière de ce petit territoire

Jusqu’à la Révolution, le Franc lyonnais avait une existence fiscale. Il s’était formé depuis le Moyen-Âge au fur et à mesure des largesses accordées par des chanoines comtes de Lyon puis par des rois de France soucieux d’attirer dans leur sphère d’influence ces anciens territoires d’Empire.

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La cathédrale Saint-Pierre de Moûtiers (Savoie)

La Cathédrale Saint-Pierre de Moûtiers

Cathédrale de l’ancien diocèse de Tarentaise, elle a subi de nombreuses transformations au cours des siècles. Elle possède une architecture composite témoignant des reconstructions successives. Continuer la lecture

L’Hôtel et la rue des Trois Rois

Les trois Rois

Dans le 7ème arrondissement de Lyon, à l’angle de la rue des Trois Rois et du n°14 de la Grande Rue de la Guillotière, un curieux cartouche est visible en façade d’un bâtiment ancien. On peut y lire : « ancien hostel des Trois Rois 1190, 1834, restauré en 1838 ». A l’emplacement de cet immeuble, reconstruit en 1884, se trouvait en effet l’hôtel des Trois-Rois. Si la présence de cet hôtel est attestée à partir de 1582 d’après les archives municipales (cote BB107), son origine beaucoup plus ancienne remonterait à 1190. Pour comprendre d’où provient cette appellation énigmatique, il convient de se replacer dans l’histoire du faubourg de la Guillotière et de l’ancestral pont du Rhône.

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L’aqueduc de la Brévenne : le rampant des Massues

70 km pour alimenter en eau Lugdunum

L’aqueduc de la Brévenne est un des quatre aqueduc lyonnais. Celui-ci avait une longueur considérable de 70 km : il se place ainsi au dixième rang des aqueducs du monde antique. Il comptait deux lignes d’arches, à Lentilly sur 650 mètres et à Lyon sur 1900 mètres, aujourd’hui intégralement disparues, et un grand siphon dont ne subsistent que deux ruines apparentes. Le reste du canal est enterré et encore présent en de nombreux endroits, et il peut encore se rencontrer à l’occasion de travaux de creusement.

L’aqueduc prenait sa source à 600 mètres d’altitude sur la commune d’Aveize pour desservir Lugdunum à une altitude de 283 mètres aujourd’hui à Lyon dans le secteur des Minimes.

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